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sabihaahmine
Description du blog :
Sabiha Ahmine, adjointe au maire de Lyon, conseillère régionale, le combat des femmes au coeur
Catégorie :
Blog Politique
Date de création :
01.06.2007
Dernière mise à jour :
17.12.2007
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· Ensemble : la lettre de Sabiha AHMINE N°2
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Ensemble : la lettre de Sabiha AHMINE N°2

Posté le 17.12.2007 par sabihaahmine
Lyon Capitale européenne de la culture 2013. Cette semaine, un jury de présélection se réunira à Paris afin de déterminer la Capitale européenne de la culture pour l’année 2013. Un titre décerné par l'Union Européenne pour favoriser le rapprochement entre les cultures et les peuples. Plusieurs villes françaises dont Lyon sont en compétition pour succéder à Lille. La ville qui sera finalement retenue sera connue au printemps 2009. Ensemble, faisant en sorte que Lyon puisse rayonner en "Capitale européenne de la culture 2013" Lire la suite : http://www.lyon2013.eu/

Mais où est passé le "paquet fiscal. Le « paquet fiscal » voté cet été au bénéfice des plus riches plombe les comptes publics et les marges du gouvernement. Dans un document remis à la Commission européenne, le gouvernement revoit en effet à la hausse le niveau de dette publique de la France pour la période 2008-2012. Celle-ci ne devrait pas passer en dessous des 60 % du PIB exigés par le Pacte de stabilité européen avant 2012, au lieu de 2010 comme Nicolas Sarkozy s'y était engagé devant l'Euro-groupe en juillet. Selon ce document, la dette atteindrait 64 % du PIB en 2008 et 63,2 % en 2009.

Budget 2008 : lorsque l’Etat se désengage de la culture. Un scandale. Après les cadeaux fiscaux aux riches, c’est l’austérité pour la culture, avec l’annonce par le gouvernement du gel de 6 % de l'ensemble des crédits de la culture. En effet, des baisses importantes des subventions des organismes culturels : 4 à 6% pour le spectacle vivant, voire 50 % pour le patrimoine ou le cinéma ... La semaine dernière, suite à une forte mobilisations des élu-e-s et acteurs de la cultures, la ministre a du revoir sa copie en annonçant une rallonge de 34 M€. Cela uniquement pour apaiser les inquiétudes. Car comme d’habitude, pour compenser ce désengagement libéral, la seule solution proposée est de se retourner vers les collectivités territoriales, en particulier les régions ! Je vous invite à lire l’intervention du Sénateur Jack Ralite : http://www.theatre-du-soleil.fr/tocsin/tocsin00.html

5 Millions de plus pour la culture en Rhône-Alpes. En 2007, le spectacle vivant représente 62% du Budget de la Culture en Rhône-Alpes. Soit une évolution de 5M€. A titre de rappel, le budget global de la culture représente près de 33 M€. Cliquez sur le lien suivant pour voir le bilan 2007 de la politique régionale Rhône-Alpes de soutien au spectacle vivant. http://www.rhonealpes.fr/content_files/spectacle_vivant_bilan_2007.pdf

Impact et enjeux actuels de la politique de la ville : Où est passé le plan Banlieue. Voici un extrait de mon intervention au club de la presse de Lyon, à propos de la "Rencontre Territoriale de la ville", qui a eu lieu le 12 novembre 2007 dans le Rhône : La situation de nos quartiers est toujours fragile. Nous avons besoins de moyens et d'une nouvelle solidarité urbaine. Or depuis septembre 2007, les annonces du gouvernement concernant la politique de la ville ne sont pas à la hauteur.... Lire la suite. : http://sabiha-ahmine.elunet.fr/index.php/

Aider nos collectivités à mieux défendre les droits des femmes. Avec notre société civile, nous avons proposé à Lyon la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale, qui a déjà reçu un avis positif, adopté, en mai 2007, par la majorité des mairies d’arrondissement. C'est ce qui nous aide à battre la droite en rendant effectif les principes de lutte contre toutes les formes de discriminations comme celui de l’égalité de traitement entre citoyens. Ces principes républicains, figurants dans nos grandes priorités de mandat, visant à donner une dimension éthique à la citoyenneté lyonnaise, doivent être au cœur de notre action municipale. Lire la suite. : http://sabihaahmine.gauchepopulaire.fr/index.php/post/2007/12/16/Aider-nos-collectivites-a-mieux-defendre-les-droits-des-femmes-Lyon-mars-2007-par-Sabiha-AHMINE

Le « Bali » de l’Environnement ou comment construire l'après-Kyoto ?
Alors que la première phase des d'engagements du protocole de Kyoto, se termine en 2012, l'objectif de la conférence de Bali en cours est d'aboutir à un nouveau accord d'ici fin 2009. Bonne et mauvaise nouvelle. Commençant par la bonne : suite aux élections récentes, l'Australie a ratifié le protocole de Kyoto. La mauvaise maintenant : les USA sont donc le dernier pays industrialisé à ne pas l'avoir fait. Pour les pays en voie de développement, la seule solution passe par le renforcement de la solidarité et encourager la coopération technologique.



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Pour un plan contre les inégalités et les discrimination

Posté le 08.12.2007 par sabihaahmine
Grenelle de l’insertion : pour un plan national contre les inégalités et les discriminations

A l’approche des fêtes, une petite pensée aux plus pauvres et aux exclus. Il est essentiel de ne pas oublier tous les nécessiteux, les précaires et les chômeurs ainsi que les victimes de la discrimination... En effet, selon la définition officielle de la pauvreté en vigueur, la France comptait en 2005 entre 3,7 et 7,1 millions de personnes pauvres. Les inégalités sociales, sanitaires et psychologiques sont concentrées au sein des mêmes populations. Les pouvoirs publics, la société et les associations ont de plus en plus de difficultés à faire face à l'explosion de ces inégalités. En tant qu’élu-e-s, nous pouvons travailler ensemble aux outils innovants pour que les victimes de la précarité aient accès à leurs droits et les aider à retrouver leur dignité.

Pour réussir cette démarche, le "grenelle de l’insertion" doit avant tout écouter les acteurs et travailler dans le sens d’un plan national contre les inégalités et les disciminations. Une véritable réforme doit remplacer la compétition par la coopération et la solidarité, tout en travaillant ensemble sur les moyens nécessaires au financement de l'insertion : faire mieux participer les entreprises à l’effort de solidarité nationale, et créer une sécurité sociale de l’emploi et de la formation.

Or, depuis 6 mois, le gouvernement multiplie les cadeaux pour les riches, tout en parlant de réforme à sens unique. Dans le sens de plus d’austérité pour les pauvres. Aujourd’hui, au lieu d’aider financièrement les collectivités dont les communes, à mettre en place des politiques d’insertion innovantes, le gouvernement veut tester toute une série de mesures flexibles. C’est le cas de l’expérimentation en cours du revenu de solidarité active RSA, au profit de ceux qui reprennent un emploi… Mais qui vise en réalité la remise en cause de la solidarité nationale et la culpabilisation des personnes qui vivent des minima sociaux et qui sont considérées comme des " assistées ".

Dans ce sens, les collectivités seront en première ligne. Les transferts de charges financières, toujours non honorées par l'Etat, vers les collectivités territoriales ne font qu'aggraver cette situation. Un peu d’histoire : si l’Etat a conservé la responsabilité des politiques de l’emploi, la loi du 18 décembre 2003 a transféré aux conseils généraux le paiement de l’allocation RMI et l’insertion sociale et professionnelle des bénéficiaires du RMI. Depuis cette date, les départements pauvres souffrent. Si dans le Rhône la situation est gérable, plusieurs autres départements risquent de mettre la clé sous la porte et souffrent d’un désengagement de l’Etat, qui ne veut pas compensée ses transferts de charges et ses compétences

Une véritable politique d’insertion doit avant tout permettre aux collectivités des moyens financiers et humains pour aider le publics en difficulté. Elle doit permettre surtout de lutter contre les inégalités, d’absorber la précarité, les contrats à temps partiels et autres situations de dénis que connaissent les travailleurs pauvres, dont les femmes en sont dans les premières victimes. Enfin, permettre le financement de la libre formation le long de la vie, avec un revenu de dignité pour les bénéficières des minima sociaux et les petites retraites. Nous voulons ainsi introduire la coopération et la solidarité à la place de la compétition et la précarité

Pour les femmes à Lyon

Posté le 27.11.2007 par sabihaahmine
Briser le silence et faire taire les violences dont sont victimes, des femmes et des enfants

Avec la société civile lyonnaise, nou avons lancé récement à Lyon le "Festival Briser le Silence", contre les violences faites aux femmes. Voici des extraits de mon intervention. Je suis heureuse de participer avec vous ce matin à la présentation de cette courageuse initiative citoyenne qui veut, il en faut de temps en temps, monter la voix et hausser le temps pour briser le silence et faire en sorte que se taisent les violences dont sont victimes, encore et malheureusement, des femmes et des enfants dans notre société.

En effet, avec notre société civile Lyonnaise, ce festival est une démarche novatrice tant sur le plan thématique que sur le plan de la forme, qui nous aide à renforcer notre effort commun de communication et d’information sur ces fléaux.

L’autre jour j’avais présidé dans la mairie du 5ème d’arrondissement, le lancement d’un Clip - vidéo réalisé par des jeunes pour sensibiliser les citoyens dans nos quartiers sur les violences. A ce propos, votre présence ce matin est une occasion de renforcer et d’amplifier ce message et de donner sens à notre action commune contre toutes les violences.

Je tiens à saluer le courages est la constance de nos partenaires pour faire du respect des droits non seulement une valeur suprême, mais aussi un principe fondateur de la bonne gouvernance

En effet notre conviction fait qu’une collectivité locale comme Lyon par exemple, par sa taille et ses missions, peut être un réel laboratoire d’idées, en s’ouvrant plus sur les droits des femmes dans nos quartiers.

Une démarche, pour laquelle je me suis battue avec force, car je suis sur qu’elle est porteuse d’espoir et de nouvelles formes de solidarité…. En ce sens, la ville de Lyon qui a joué un rôle incontestable dans le dialogue et la participation citoyenne, souhaite également donner toute leur place aux les relations entre femmes et hommes.

C’est pourquoi, sous l’impulsion de sénateur maire G. Collomb, nous avons œuvré, depuis 2001, dans le sens de donner une dimension éthique à la citoyenneté lyonnaise. A chaque occasion, et contre tous le sectarismes et autres obscurantismes, nous avons fait en sorte que la Ville de Lyon encourage les initiatives, les projets et autres manifestations qui favorisent le dialogue, la concorde et bannissent les violences.

Ainsi, pour la première fois dans l’histoire de la ville, nous avons fait en sorte que, depuis 2002, Lyon célèbre la Journée internationale des femmes, comme un moment de réflexion, de débat, d'échange, nous voulons avancer ensemble vers de nouvelles conquêtes des droits.

Conformément à notre plan de mandat, et avec des moyens très modestes, nous avons activement soutenu la création de points d'informations et d'écoute en mairies d'arrondissement.

Nous avons surtout aider à la réalisation d'un documentaire sur ce sujet : « la vie voyez-vous ». C'est donc tout naturellement que Lyon a été choisie comme ville de départ de la campagne itinérante du vidéobus contre les violences conjugales. Avec le temps Lyon est devenue le fer de lance de la campagne nationale contre les violences conjugales.

Le combat a été souvent difficile, mais c’est ainsi et avec à vous, que nous pourrons désormais hisser notre ville à la pointe des droits des femmes. Avec vous, nous allons encore faire progresser les droits, en s'engageant bientôt pour la Charte européenne de l’égalité homme – femmes, une charte qui est déjà adopté par plusieurs mairies d’arrondissement.

En effet, nous voulons, agir dans le sens d’un Plan lyonnais dédie à l’égalité, la mixité et aux droits des femmes, avec la création d’un Observatoire des droits des femmes.

Mais avant cela je vous invite à lire une petite synthèse de notre bilan à la ville de Lyon

Bilan non exhaustif des actions en faveur des droits des femmes à Lyon : 2001- 2007

Les droits des femmes font partie intégrante des droits fondamentaux de la personne. Avant 2006, ils étaient une des compétences de notre première délégation à l’intégration et aux droits des citoyens. Comme le montre notre bilan 2001-2008, nous avons été résolus, avec des moyens modestes, à faire progresser l'égalité, la parité, le développement humain pour toutes les femmes dans leur diversité à l’échelle de la ville, l’agglomération, la région. C’est le cas avec les manifestations que nous avons initié lors de l’ancienne délégation à l’intégration comme l’actuelle délégation aux droits des femmes. C’est aussi le cas du soutien tangible (politique et matériel) apporté aux associations, aux diverses initiatives féminines (culturelles ou sportives…), comme à l’organisation de colloques et autres actions propres.

1- Sur proposition de l’ancienne délégation à l’intégration et l’actuelle délégation aux droits des femmes et en partenariat avec la société civile lyonnaise, la ville de Lyon a initié, chaque 8 mars depuis 2001, la célébration de la journée internationale des droits des femmes. Divers manifestations pour faire de la journée internationale des droits des femmes une occasion de consolider les acquis des femmes. Et aussi comme un moyen de faire rayonner les valeurs de la paix et de la solidarité dans le monde.

2- Dans le sens de la défense des droits humains, la délégation aux droits des femmes a proposé, en 2007, l’adoption de la Charte Européenne des Droits des Femmes Dans la Vie Locale. Une actions déjà adoptée par des mairies d’arrondissements. Des rencontres avec la société civile et autres concertations ont été organisés sur la question. Un séminaire international, « Femmes d’Amérique et d’ailleurs : Regards des femmes d'avenir, espoirs, société, identité, intégration », a déjà été organisé dans ce sens…

3- Sur la proposition de l’ancienne délégation à l’intégration, la ville de Lyon a décidé la création, en 2005, de la première structure participative fondée sur la parité : Le Conseil des Résidents Etrangers Lyonnais- (es) CREL

4- Par un engagement fort pour construire la mixité et l’égalité dans les quartiers, la ville de Lyon a été un relais tangible et un soutien efficace à l’action citoyenne des femmes.
• C’est le cas de l’appui apporté à la marche nationale des femmes pour le respect et l’égalité, lancé en 2003, par le mouvement NPNS.
• C’est aussi le cas avec l’organisation, en partenariat avec les représentant de l’ensemble des cultes (Religieux et laïc), d’un Colloque précurseur sur les couples mixtes et le dialogue des cultures, en 2004.
• A l’occasion du 60ème anniversaire de la libération, sur proposition de la délégation aux droits et la société civile lyonnaise, la ville de Lyon a organisé un Colloque National en 2006 sur le droit de vote des femmes en France

5- Dans le cadre de ses compétences, la ville de Lyon a été à la pointe de l’action citoyenne contre les violences faites aux femmes.
Avec les actions volontaristes de la délégation aux droits des femmes, entre 2001 et 2008, la ville de Lyon est propulsée à la pointe du soutien au combat contre les violences dont sont victimes les femmes. On peut citer à titre non exhaustif :

• La Campagne Nationale du Vidéo - Bus contre les violences qui a sillonné la France, lancé à Lyon en 2004
• Un soutien tangible porté par la ville de Lyon à la production, en 2003, du Film D’Arlette Sauvage contre les violence conjugales : « La Vie Voyez-vous »

6- Lyon fait rayonner les droits des femmes dans le monde.
Pour la solidarité, le dialogue et la paix, la ville de Lyon a été un levier.

a. C’est le cas du soutien apporté par l‘ancienne délégation aux droits à la Caravane des femmes du Sud, qui a sillonné les quartiers de notre ville en 2004. Pour la solidarité, le dialogue, les femmes sont ainsi un étendard. Le film « Allez Y Allah », primé au Festival de Cannes, a fait rayonner l’image de Lyon comme une ville moderne, solidaire et ouverte sur le monde.
b. C’est également le cas de l’Exposition « Elles : résister, exister » que nous avons activement soutenu et programmé au CHRD.
c. Tout cela, sans oublier le soutien politique apporté par la ville de Lyon à Mme SHIRIN EBADI, Prix Nobel de la Paix ainsi que d’autre militantes des droits des femmes dans le monde : tel que Ingrid Bétancourt, ou des Femmes Canadiennes contre l’intégrisme…

Lyon et L’Algérie : une solidarité qui marche

Posté le 01.11.2007 par sabiha ahmine
Nous voulons construire "une société pas seulement forte, mais aussi belle et séduisante... c'est à dire solidaire, diverse et métissée". C'est pourquoi, je voudrais vous présenter aujourd'hui une de mes premières actions à Lyon.

Suite au tremblement de terre tragique qu’avait frappé l'Algerie, Alger et autres villes comme Tizi-ouzou..., en octobre 2001, la ville de Lyon avait décidé une aide importante à l’Algérie. Cela suite à mon intervention au Conseil Municipale, dont voici un extrait : Les inondations meurtrières qui ont frappé l'Algérie la semaine dernière, en particulier sa capitale, Alger, nous ont tous profondément bouleversés.

Le bilan des intempéries s'alourdit de jour en jour et le nombre de victimes a encore augmenté, atteignant près de 800 morts, selon les chiffres officiels, ainsi que des milliers de familles sans abri, les disparus et les blessés qui se compteraient par centaine.

C'est un véritable drame humain que vit tout particulièrement la population algéroise, sachant que ces intempéries ont fait également des victimes dans les autres villes du pays, comme Oran, Médéa, Tipaza, Aïn Temouchent ou Sétif.... Sans oublier les dégâts matériels qui sont aussi énormes : quartiers populaires dévastés, immeubles effondrés et chaussées défoncées.

En ces moments tragiques, nos condoléances vont à ce peuple frappé par la tragédie et aux populations algériennes meurtries. Notre devoir d’humanité est d'assurer le peuple algérien de notre solidarité en ces circonstances terribles. Cette solidarité se doit de répondre à l'appel de l'Algérie pour faire face aux conséquences de cette catastrophe.

Dans l'immédiat, nous devons réagir en s'associant aux efforts de tous les gens de coeur qui, en France et dans le Monde, participent à cet élan de solidarité. En rapport avec les autorités diplomatiques algériennes à Lyon et le mouvement associatif sur le terrain, notre Ville peut développer un soutien et une intervention active sur de multiples plans, pour aider à la prise en charge des besoins des sinistrés et à la reconstruction sur le court terme.

Nous pourrions, bien sûr, décider d'une aide financière en nous associant à l'appel d'autres associations, mais notre Ville a également les capacités d'initier différentes actions pour acheminer vers Alger, médicaments, tentes, couvertures, habits, ustensiles de cuisine, etc… et de les faire parvenir à bon port au plus tôt en Algérie.

Comme dans tous les moments tragiques, nous savons pouvoir compter sur la solidarité et la générosité de tous les Lyonnaises et Lyonnais, pour venir en aide à ce peuple voisin dans son malheur. Je vous remercie.

[b]Cliquez sur le lien suivant pour lire mon intervention :

http://www.lyon.fr/static/pdf/200111/cr/INTRO.pdf

Par Sabiha aHMINE
Adjointe au Maire de Lyon

Misère de la misère et autres « misères cachées »

Posté le 20.10.2007 par sabihaahmine
Sabiha AHMINE : la misère ne peut être que solidaire

Le hasard du calendrier fait que la Journée Mondiale de Refus de la Misère tombe au même temps que la commémoration des Massacres du 17 octobre 1961, lorsque des centaines d’algériens qui manifestaient pacifiquement à Paris sont morts...

Pour moi, ce lien entre les deux journées n’est pas seulement un hasard. Elles ont le même fondement : défendre les droits humains fondamentaux. C’est pourquoi, je vous invite à lire un petit extrait d’une note de Friedrich Engels en présentation de la « Misère de la Philosophie » de K Marx.

En bon social démocrate, il nous apprend que « ce qui peut être formellement faux au point de vue économique, peut être encore exact au point de vue de l'histoire universelle. Si le sentiment moral de la masse regarde un fait économique, autrefois l'esclavage ou le servage, comme injuste, cela prouve que ce fait lui-même est une survivance ; que d'autres faits économiques se sont produits grâce auxquels le premier est devenu insupportable, insoutenable ». A remarquer que dans cette analyse, on parle que d'une seule histoire. Donc l'humanité entière est concernée. La morale de ce billet consiste à dire que la misère matérielle ne doit pas masquer les autres formes de « misères cachées ». Elle ne peut qu’être solidaire contre les divisions. Au royaume de la misère, les droits sont chassés.

Voir mes liens : http://sabihaahmine.centerblog.net ou
http://sabihaahmine.blog.20minutes.fr/

Avancer ensemble vers le métissage et la diversité

Posté le 09.07.2007 par sabihaahmine
Extraits de l'interview de Sabiha Ahmine à "LyonKabyle.com", juin 2007 :

(...) pour moi, la politique n’est pas une profession ou un privilège. C’est une mission. Une lutte de tout les instants pour la défense des valeurs de la république d’égalité et de fraternité... C’est la poursuite du combat de nos anciens contre la barbarie nazie et pour la liberté de toutes et de tous sans discrimination.

Kabyle.com : Quel est votre parcours personnel et professionnel ?

Madame AHMINE : Née à Bgayet, en Kabylie, je suis la première personne, femme, issue de l’immigration algérienne, à occuper le poste d’adjointe au maire. Une première dans toute l’histoire de Lyon, avec un parcours original. Issue d’une famille d’anciens résistants étrangers et petite fille d’ancien combattant, qui ont sacrifiés leurs vies pour que vive la République contre la barbarie nazie et contre son apartheid raciste, très jeunes je me suis engagée en politique. Mon parcours, depuis 1990 dans la vie associative dans la banlieue lyonnaise, et au sein du PCF, mon appris la modestie, la rigueur et l’écoute des citoyens. Pour dire simple, je n’ai jamais demandé ou exigé d’être élue. Ce sont les militants et le PCF qui m’ont demandé, en 2001, de me présenter sur la liste de gauche au 5ème arrondissement de Lyon. A l’époque, personne ne croyait à mon élection. Mais c’est grâce à notre victoire dans ce même arrondissement que la ville de Lyon, pour la première fois depuis 50 ans, a été gagnée à gauche par Gérard Collomb. C’est ainsi que mon chemin qui, depuis mes études de médecin en Algérie, depuis mon combat contre l’intégrisme et pour la liberté d’expression, a pris une autre trajectoire. Depuis, j’ai décidé d’ intensifier, au sein de l’espace publics lyonnais, notre lutte commune pour le bien vivre ensemble, pour le dialogue et la reconnaissance

Kabyle.com : Pouvez vous nous parler de votre combat au jour le jour ?

Madame AHMINE : Pour l’égalité, la justice et la solidarité, mon combat, au coeur de la ville de Lyon comme à la Région Rhône-Alpes, vise à construire une société moderne, solidaire et métissée. C’est pourquoi, dès le début, j’ai amorcé une véritable dynamique humaniste pour faire en sorte que la République, qui est notre identité commune, puisse s’ouvrir sur les plus démunies, et puissent donner toute leur place aux "sans voix", aux "sans noms", et aux "sans droits", qui travaillaient jusqu’a l’épuisement sans reconnaissance et sans dignité... Contre le repli, face à la tentation de la régression, contre les discriminations, et les divisions, j’ai fait en sorte que Lyon puisse mieux avancer, vers une citoyenneté ouverte pour toutes et tous. Cela passe par le renforcement de la place de Lyon dans la mise en oeuvre des droits. En effet, en plus de mes 250 propositions, que j'ai fait en 2001 et qui ont servi ensuite de matière grise à nos réalisations (Groupe de travail contre les discriminations, la Charte européennes des droits humains dans la ville, CREL, la Charte de la diversité, la charte des droits des femmes adopté par nos arondissements...), je me suis surtout engagée à faire de la participation citoyenne un moyen de réussite des droits et de l’intégration. Dans ce sens j’ai crée le Conseil des Résidents Etrangers Lyonnais.

Kabyle.com : Est il difficile de faire de la politique et en même temps défendre les plus démunis et les bonnes causes, notamment dans la rue ?

Madame AHMINE : Cette question est simple et complexe à la fois. Pour moi la politique, c’ est l’intérêt général, avec un engagement clair au service de la République et des autres. Or pour certains, la politique c’est des carrières, des intérêts particuliers, des divisions et des manipulation. Mon premier combat est contre les anti-républicains, qui veulent empêcher ainsi les citoyens, en particulier notre jeunesse, d’ atteindre et d’investir l’espace public. Faire de la politique, c’est défendre ainsi les plus démunis, dans la rue comme dans les assemblées. Mon devoir est de maintenir activé l’ascenseur social. C’est ouvrir la porte au nouvelle compétence. C'est surtout concilier notre jeunesse avec les institutions et défendre la dignité humaine sur nos quartiers. En théorie cela est simple. C’est même évident. Or dans la pratique, j’ai du me battre pour le bien vivre ensemble et pour la paix. Cela au même titre que le dialogue entre les peuples. Contre la double peine, contre les autres discriminations, contre le sexisme, contre l’homophobie, j’ai était présente partout. Son revenir sur le bilan, j’ai présenté des projets pour un service public du logement pour tous, pour le droits de vote des étrangers, comme pour le respect du Numerus Clausus dans les prisons.... Au CHRD, je me suis battue durement pour faire admettre et faire intégrer la jeunesse des quartiers populaires au sein de notre devoir commun de mémoire.

Kabyle.com : Que dire de la représentation des français d’origine berbère aux seins des mairies en France ?

Madame AHMINE : Cette représentation est aussi une question de lutte. Globalement, en dépit des contraintes, les français d’origine berbère en particulier, et issus de l'immigration en général, sont mieux représentés dans les assemblées locales que dans les instances nationales ou européennes. Cela reste un combat républicain. Malgré les acquis, il reste deux problèmes. Désormais, il faut avoir des députés à l’Assemblée Nationale et européenne. Mais aussi, tout en refusant les divisions et les manipulation, il faut être exigeant sur la qualité et la compétence : « on n’a pas besoins d’ immigrés alibi » ! Il faut des élu-e-s citoyens qui porte des projets, des idées et luttent pour les faire aboutir. Car le simple observateur constate un déficite. En effet qu’il y a un manque de prise en compte des aspirations des citoyens issus de l’immigration par les partis traditionnels, qui préfèrent souvent la vitrine au vrai. Un diagnostique objectif de la crise de la politique aujourd’hui, révèle en effet cet écart important entre les institutions classiques (partis, société civile...) et les aspirations réelles de nos concitoyens. Tout en étant contre le communautarisme, il faut avancer vers un métissage et une diversité de nos assemblées. Cette démarche s'inscrit dans la défense des valeurs de la république.

Kabyle.com : Pouvez vous nous parler de votre région natale la kabylie et des moments difficiles qu’elle traverse ?

Madame AHMINE : Originaire de Kabylie, je suis née et vécue une partie de mon enfance à Bgayet. Ma grand mère maternelle est une cousine du chanteur Mouloudji. « Bougie », c’est la ville de Djamel Allem, de la musique Andalouse. Mon devoir aujourd’hui et d’aider a consolider ces liens entre les deux rives. C’est un des moyens de construire la concorde, à la fois, la France et l’Algérie. Je suis pour une coopération citoyenne qui doit permettre le meilleur à notre jeunesse, sans mépris et sans repli. En mars 2006, j’ai participé à une mission de coopération en Algérie avec une délégation lyonnaise, conduite par Gérard Collomb. Cette mission a été proposée depuis 2001 par ma délégation à la ville de Lyon. Elle répond à cet impératif de citoyenneté et de cohésion dans nos quartiers comme entre les deux rives de la méditerrané. Aujourd’hui je veux consolider cette dynamique de co-développement durable.

Kabyle.com : Le mot de la fin pour les lecteurs de Kabyle.com...

Madame AHMINE : Je vous remercier de m’avoir donner la parole. Je suis fière de me présenter à vous en tant que française d’origine berbère qui aime profondément, à la fois, la France et l’Algérie. Ensemble faisant en sorte que les valeurs de la République puissent triompher contre la régression. Car la République en diversité est notre identité commune. De Saint Augustin, le berbère, à Zinedine Zidane, la France a toujours était humaniste, ouverte sur le monde et sur la modernité. C’est également le cas de la maison berbère qui, elle aussi doit rester ouverte sur la modernité, sur l’humanité.
Pour Kabyle.com
Dalil MAKHLOUFI
En savoir plus :
http://sabihaahmine.gauchepopulaire.fr/index.php/

Faire de Rhône-Alpes un espace de dialogue

Posté le 02.07.2007 par sabihaahmine
Sabiha Ahmine : lors de la session du Conseil Régional Rhône-Alpes, des 28 et 29 juillet 2007, j'ai défendu un rapport pour une politique volontariste de coopération. Voici le communiqué publier à Lyon le 29/06/2007 :

Ce rapport visant le renouvellement de la convention de coopération décentralisée bilatérale entre la Région Rhône-Alpes et le gouvernorat de Monastir en Tunisie, nous incite avant tout à mieux construire ensemble une région citoyenne, ouverte sur le monde, dans un espace de dialogue tourné vers le sud.

Rhône-Alpes qui s’est dotée d’une politique volontariste de coopération avec plusieurs régions du Maghreb et du bassin méditerranéen (dont on peut citer les exemples de convention avec la Région de Rabat au Maroc, l’Est algérien ou de Tripoli au Liban), peut jouer un rôle de catalyseur dans le partenariat euro-méditerranéen, en donnant un nouveau souffle au processus Barcelone, amorcé il y a une douzaine d’année maintenant, et qui semble être en panne ces derniers temps.

En effet, cet effort innovant d’ouverture de notre Région avec le gouvernorat de Monastir, dont les liens historiques avec l’Europe remonte à l’antiquité, se traduit aujourd’hui par une coopération fructueuse dans des domaines aussi variés : économiques, sociales, culturels, scientifiques ou scolaires….

C’est ainsi que cette convention fait de Rhône-Alpes un rempart contre le repli et un pôle de co-développement durable.

C’est ce qui nous aide à mieux rééquilibrer, ensemble, l’Europe un peu plus vers le Sud, en retissant les anciens atouts et en dynamisant les énergies de l’ensemble des acteurs.

Cela pour mieux construire la concorde, le dialogue et la paix entre les deux rives de la méditerranée. En effet, notre objectif ne se limite pas uniquement à la création d’une zone de libre-échange en Méditerranée à l’horizon 2012.

Nous voulons amorcer une dynamique de dialogue en civilisation, avec l’ensemble des pays du sud, en particulier l’Afrique du Nord, et impulser une coopération citoyenne, à la fois humaniste moderne et authentique.

Car dès l’antiquité, il faut rappeler que Monastir, cette région de la méditerranée au cœur de l’ancienne Carthage, a toujours rayonné sur notre civilisation humaine.

On peut citer Hannibal, Jugurtha, Ibn Khaldoun, Saint Augustin et bien d’autres qui, par leur savoir, par leur voyage, par leur migration ou par leur métissage, ont fait avancer l’humanité et la condition humaine dans son ensemble, sans discrimination.

A titre d’exemple, c’est à Monastir, cette ville dont le nom veut dire aussi Monastère, qu’il y a près de 15 siècles maintenant, Saint Augustin l’africain, natif d’Hippone en Algérie, a réussi l’unité de l’Eglise Romaine d’occident.

Le 8 novembre 1942, c’est aussi en cette même Afrique du Nord, pas loin de Monastir, que les allies ont réussi l’une des première victoire contre la barbaries Nazie, en assurant le premier débarquement contre les troupes allemandes et contre celles du gouvernement de Vichy.

Aujourd’hui c’est dans cet héritage commun, dans cette authenticité moderniste, ouverte et humaniste, que nous voulons puiser les outils nécessaires pour façonner ensemble une coopération et un développement durable, respectueux des uns et des autres, en reconnaissant et en respectant les apports de chacune des migrations, qu’elles soit anciennes ou nouvelles, sans repli et sans mépris.

Cliquez ici : http://www.lyon-communiques.com/communique.php?id=13923

Sabiha Ahmine
Conseillère Régionale
Maire Adjointe de Lyon

Sabiha ahmine : Région et réforme des universités

Posté le 26.06.2007 par sabihaahmine
Le projet de réforme des universités s'annonce pénible pour le Régions, puisque c'est elles qui vont financer à nouveau le désengagement de l'Etat.

Consciente du problème, l'Association des Régions de France ARF s'étonne qu'aucune véritable négociation ne se soit engagée avec les régions, alors que partout en Europe la relation forte région – universités est un élément essentiel du développement économique et social.


Dans une lettre à la ministre de l'enseignement supérieure, l'ARF rappelle l'attachement fort des régions à la gratuité de l'enseignement supérieur, point fort de l'attractivité nationale et de l'égalité des chances.
L'ARF réaffirme la nécessité d'une réforme de l'Université qui permette à celle-ci de jouer pleinement son rôle au service de la formation des jeunes d'une part, du développement du pays d'autre part.

Compte tenu des compétences propres des conseils régionaux en matière de formation professionnelle, de formation continue et d'apprentissage d'une part, de leurs engagements financiers dans le cadre des Contrats de Plan CPER et des pôles de compétitivité d'autres part, et plus globalement de leur soutien au développement du monde universitaire, les régions demandent solennellement au gouvernement de prendre le temps d'un vrai travail conjoint Etat-Régions quant à la place des uns et des autres dans l'Université de demain.

Selon l'ARF, ce projet de loi ne doit pas aboutir à une limitation de la démocratie interne, ne doit ni encourager la concurrence sauvage entre Universités, ni porter atteinte à la responsabilité des Régions en matière d'aménagement du territoire.

En tant que conseillère régionale de Rhône-Alpes, je suis d'accord lorsque l'ARF propose que, avant de parler de ce projet d'autonomie, l'Etat doit garantir une programmation des moyens financiers indispensable à la mise à niveau puis au développement des Universités.

Ainsi les Régions doivent aussi avoir leur mot à dire.

Sabiha AHMINE

Aider les droits des femmes en Rhône-Alpes

Posté le 09.06.2007 par Blog de sabiha ahmine
Comme conseillère Régionale du Rhône, je me suis intervenue, en début 2007, pour que la Région Rhône-Alpes puisse intensifier la lutte contre les violences dont sont victimes les femmes, cela sans discrimination de milieu ou de catégorie social.

"Dans le cadre du débat budgétaire en cours, nous souhaitons que la Région Rhône-Alpes puisse dire Non aux violences dont sont victimes les femmes, et cela sans discrimination et sans repli. Partie intégrante de notre volonté de faire respecter les droits humains fondamentaux, le dialogue responsable, la paix et la concorde, la défense des droits des femmes nous incite aujourd’hui à intensifier notre action en direction des femmes victimes de violences.

Constat : des concertations que nous avons eues avec la société civile et les associations de femmes, depuis un moment maintenant, il a été signalé qu’une bonne partie des femmes victimes de violence n’osent pas se présenter devant un médecin ou au CHU en raison du coût de l’examen médico-légal et d’autres raisons, dont le déficit de lien social. Constatant également que dans plusieurs quartiers, riches ou pauvres, il y a un manque d’information et que ce type de service public fait défaut.

Notre objectif est de proposer aux différents partenaires, en premier lieu l’Etat et la CPAM, qu’ils s’associent pour, d’une part, prendre financièrement en charge les frais de cette consultation médico-légale. D’autres part, la Région et les autres collectivités qui le souhaite peuvent aider (plus) les associations pour accompagner les femmes victimes de violences, qui pourront ensuite en faire valoir les résultats des consultations médicales, si elles le désirent, devant les tribunaux. Dans ce sens, la Région, l’Etat, le CHU, la CPAM, et autres mutualités peuvent signer ensemble une convention de partenariat pour la prise en charge initiale des besoins des femmes victimes de violence.

C’est pourquoi, nous proposons que la Région puisse porter cet effort budgétaire dans le cadre des appels à projet santé. Ce complément, intégré au coût global du projet, prendra la forme d’un soutien que nous devons apporter aux associations concernées.Le Conseil Régional peut ainsi décider d’augmenter son effort budgétaire de 100.000 euros pour la mise en place d’un Projet d’aide à la prise en charge des Femmes victimes de violence, en complément aux autres efforts en cours de la CPAM, de l’Etat et des autres collectivités ».

Le combat se poursuit....

Photo : soutient de Sabiha AHMINE au combat des femmes et des jeunes pour les mariages mixtes - Image prise en 2003 dans Lyon 5°.

Pour Lyon: Mme AHMINE consolide les droits humains

Posté le 07.06.2007 par sabiha ahmine
Blog de Mme Sabiha AHMINE. Aujourd'hui je vous présente mon intervention qui a fait adopter, par la ville de Lyon en 2002, la Charte Européenne des Droits de l'Homme dans la Ville. C'est le résultat d'un travail de fond que j'ai mené avec la société civile lyonnaise, pour rendre effectif les engagements pris par les maires des 41 villes européennes, réunis à Barcelone en octobre 1998 à l'occasion du 50e anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Ce rapport N°2002/1441 - BMO du 01/06/2002, p. 1020) avait comme rapporteur : Mme AHMINE Sabiha.

Voici des éxtraits du rapport :


"M. LE MAIRE : Ce dossier concernant l’adoption de la Charte Européenne des Droits de l’Homme dans la Ville me semble un sujet suffisamment important pour que nous puissions écouter dans le calme et la dignité. Donc c’est Mme Ahmine qui rapportera. Nous avons décidé d’auditionner la Commission pour le Respect des Droits Me Jakubowick et Me Iannucci vont nous présenter cette Charte (...)[/b]

(...) Mme AHMINE Sabiha, Adjointe : Monsieur le Maire, chers Collègues, le texte de la Charte européenne des Droits de l’Homme dans la Ville, qui va être examiné par la Commission générale et que la Ville de Lyon est invitée à signer aujourd’hui, répond aux engagements pris par les maires de 41 grandes villes européennes lors de la Conférence de Barcelone, qui a eu lieu le 17 octobre 1998 à l’occasion du 50e anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Persuadée que la bonne administration de la Ville exige le respect et la garantie des Droits de l’Homme pour tous ces habitants, le Conseil Lyonnais du Respect des Droits nous a sollicité pour l’ouverture de ce débat.
Rétrospectivement, un travail de réflexion a permis à chacun des groupes politiques de cette Assemblée, de s’approprier le contenu de la Charte municipale plus efficace et plus proche du citoyen. C’est une manière pour nous de faire vivre la solidarité au sein de notre Ville, en s’opposant à l’exploitation de l’homme, de la femme et de l’enfant, sous quelques formes que ce soit. En présentant la délibération à votre suffrage, je souhaite simplement souligner trois points essentiels : Les engagements de cette Charte correspondent, pour l’essentiel, aux textes fondamentaux des Droits de l’Homme, qui ont été déjà ratifiés au plan national. Le premier point fort de ce texte est qu’il représente un engagement direct des villes, plus qu’une déclaration d’intention. Il invite à traduire la mise en oeuvre des droits humains sans restriction dans la vie municipale.

Le deuxième point tient au fait que la Charte propose non seulement des droits à promouvoir, en tenant compte de notre législation, mais surtout elle fixe des engagements sur des procédures de concertation et de médiation avec les citoyens. C’est un acte fondateur de nouvelles pratiques pour dialoguer entre les élus, les citoyens et notamment avec les associations. La Charte engage, enfin, à se doter d’un lieu d’observation garante de son application, ce qui est déjà une réalité à Lyon à travers la Chaire Lyonnaise des Droits de l’Homme, le Conseil Lyonnais du Respect des Droits.
La Commission générale va donner, je l’espère, un avis favorable pour la signature de cette Charte européenne des Droits de l’Homme, je souhaite que le vote au Conseil municipal confirme cette orientation. Je vous remercie.

M. LE MAIRE : Merci beaucoup, je propose que tous les Groupes s'expriment maintenant et puis nous voterons tout à l'heure."
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